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 Les histoires de Lev' (coeur d'artichaut s'abstenir)

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Levanah Soloviev

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MessageSujet: Les histoires de Lev' (coeur d'artichaut s'abstenir)   Lun 10 Mar - 3:24

Parce que des textes, c'est aussi des créations 8D
Petite précision: sur le forum privé où je publie mes textes, mon pseudo est Dark Red, surnommée Miss D, ces textes sont donc bel et bien de moi x) (Lee choupette peut témoigner XD)

J'attends:
 

Son nom était...:
 

Inexistante:
 

Si seulement elle lui avait dit...:
 

Coeur de démon:
 

Sa vie, c'était lui:
 

Lettre à un amour perdu:
 



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MessageSujet: Re: Les histoires de Lev' (coeur d'artichaut s'abstenir)   Mar 8 Avr - 22:43




Juste le revoir
C’était trop dur, elle n’en pouvait plus. Cette solitude, elle n’en pouvait plus, elle la rendait folle. Partis, ils étaient tous partis, ils l’avaient tous laissé derrière eux, même luiIl était entré dans sa vie, il avait renversé tous ses principes, changé sa façon de vivre et de voir les choses, et il s’était enfuit un beau jour pour ne jamais revenir, laissant derrière lui un trou au fond de son cœur, un trou qu’elle tentait de nier du mieux qu’elle pouvaient, mais qui l’engloutissait de plus en plus, dévorant et détruisant son âme petit à petit pour ne laisser d’elle qu’une coquille vide. Si elle avait eu la tête pleine de rêves futiles, elle était à présent remplie de regrets. Elle aurait voulu faire tant de choses et lui en dire tout autant, mais elle était restée trop fière que pour le faire et aujourd’hui, alors qu’elle se faisait écraser par le poids de sa solitude, elle ne pouvait que regretter tout ça.

Elle lui en voulait d’être parti, elle lui en voulait du bien qu’il lui avait fait et du mal qu’il lui faisait actuellement, mais elle savait que plus jamais elle ne le reverrait et ça, ça créait une vive douleur au niveau de sa poitrine, comme une sorte de déchirement qu’elle ne pouvait arrêter. Si elle avait eu du souffle, elle était persuadée qu’elle serait occupée de suffoquer et d’étouffer tant la douleur était forte. Combien de fois avait-elle déjà réprimé ses larmes ? Combien de temps encore allait-elle tenir son masque en place pour faire croire que tout allait bien, alors qu’elle était dévastée, anéantie… C’était dur, trop dur, elle voulait lâcher, tout laisser tomber y compris elle-même. Mais quelque part au fond d’elle, une faible lueur d’espoir continuait de lutter contre la noirceur de son chagrin.

Par nostalgie ou pas bêtise, elle était retournée là où il avait vécu avant, là où il l’avait emmenée avec lui pour une exploration des plus étranges. Elle était retournée dans le vieux bâtiment en ruine, avait fouillé unes à unes toutes les pièces dans l’espoir d’y trouver un indice, n’importe quoi qui pourrait lui montrer qu’il était passé… Mais cette bâtisse était vide, tout comme son cœur. De ce dernier espoir vain, la flamme de son âme s’éteignit et elle se laissa glisser contre le mur à moitié effondré qui séparait la chambre du vieux salon. Elle était épuisée, pathétique et le pire de tout, c’est qu’elle s’en rendait compte. A bout de force, elle laissa enfin les larmes, qu’elle retenait depuis trop longtemps, couler de long de ses joues. Des larmes silencieuses qui pourtant contenaient une peine infinie. Elle aurait au moins aimé lui dire adieu, seulement ça. Elle se doutait que s’il était parti, c’était à cause d’elle, qu’elle n’avait pas été à la hauteur, elle ne cherchait pas à le faire revenir… a vrai dire, elle ne savait même plus ce qu’elle voulait en dehors de le revoir encore une fois. Juste une dernière fois, entendre le son de sa voix et pouvoir fermer les yeux définitivement en profitant de sa présence.

Elle se leva et sortit de la maison. Le monde des humains… Elle s’en fichait tellement à présent… Elle déambulant un long moment dans les rues, se fichant éperdument qu’on puisse la dévisager. Plus rien n’avait d’importance d’ailleurs, son allure, les regards des autres, à quoi bon ? Elle ne réagit pas plus lorsque les premiers rayons du soleil commencèrent à pointer entre les buildings, même, elle les regarda. C’était la première fois qu’elle pouvait les voir, et peu importe si sa peau commençait déjà à roussir, elle avait choisi. Elle ne ferma pas les yeux quand son corps, complètement exposé, prit feu. Elle cria pas, ne bougea pas, la douleur physique était tellement plus faible que celle de son cœur. Mais elle aurait tellement voulu le revoir avant ça.





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MessageSujet: Re: Les histoires de Lev' (coeur d'artichaut s'abstenir)   Dim 8 Juin - 4:00




Pour ton sourire
Je suis mort. Non non ce n’est pas une blague, je suis tout ce qu’il y a de plus mort et il y a encore quelques minutes, mon corps pendait dans le vide. Je me suis pendu. Pourquoi ? Je vais vous la raconter.

Ca faisait déjà quelques temps que je sortais avec l’homme de ma vie, c’était merveilleux, comme dans un rêve sauf qu’on était bel et bien éveillés. Mais on dit toujours que toute bonne chose à une fin, si vous saviez comme c’est vrai…
Alors que je sortais de son bureau en le laissant travailler, un de ses gars m’aborda. Je le voyais souvent autour de mon homme, un de ces gardes du corps il me semble, mais j’y avais jamais vraiment fait attention jusqu’à ce moment-là.  Il me tendit une assez grosse liasse de de billet, m’annonçant que mon homme n’avait plus besoin de mes services, qu’il était lassé et qu’il allait se chercher une autre « pute ». Sur le coup, je ne pu que rire, c’était une blague de très mauvais gout. Sauf qu’il me fit bien vite comprendre que c’en était pas une. Mais j’avais confiance en mon homme, je savais très bien que l’autre mentait, qu’il jalousait ma position et, c’est donc tout naturellement que je refusais l’argent qu’il me tendait, jugeant que la blague avait assez duré.
Contre toute attente, il m’attrapa par le bras et tenta de me tirer en dehors de la maison, mais je me laissais pas faire et je résistais, si bien qu’il m’envoya dans un mur pour me sonner un peu, ce qui avait fonctionné. Un coup porté au visage, puis deux, puis trois, je ne sentais plus mes joues et j’avais la lèvre fendue, le gout du sang se rependait dans ma bouche, me donnant envie de vomir. Puis, contre toute attente, j’eus un regain de force. J’allais quand même pas me laisser tabasser ! Quand il fit une pause, je me jetais sur lui, lui rendant chacun des coups qu’il m’avait porté. Mais quand on se bat avec un garde, bien vite, les autres arrivent, attirés par le bruit. On nous sépare et on me tient fermement pour m’empêcher de bouger et là, mon amour arrive, alerté par le vacarme. Quand il le voit, mon agresseur change radicalement d’expression, il se place en victime, racontant qu’il m’a démasqué et que pour l’empêché de dévoiler mes secrets, j’ai tenté de le faire taire. Le regard de mon homme se fait dur en me regardant, je lui hurle que c’est faux, que jamais je ne lui ferais de mal, que je l’aime. Mais contrairement à ce que je pensais, il choisit de se fier à la confiance qu’il a en son garde plutôt qu’à l’amour que je lui porte. J’ai mal, je sens mon cœur voler en éclats et je ne retiens même pas mes larmes, je pensais qu’il m’aimait, il disait m’aimer d’ailleurs, alors pourquoi il ne me croit pas ?
Il me fait jeter dehors, me disant que c’est parce qu’il m’aime qu’il ne me tue pas, mais que si il me revoit, il hésitera pas, mais ses mots ne m’atteignent pas, mon cœur est déjà en miettes, rien ne peut plus le briser que ce qu’il n’est déjà.

Une fois dehors, je marche comme un automate jusque chez moi. On ne vivait pas encore ensemble, mais je passais tout mon temps avec lui, c’était comme si on vivait vraiment ensemble et c’était merveilleux. Et là, le dur retour à la réalité dans mon appart de sous les toits, dans ce miteux chez-moi.

Plusieurs jours passent, mais je ne mange plus, je dors plus, je ne dessine plus… Je ne vis plus. J’ai tellement de chose à lui dire, tellement de questions à lui poser, mais il ne veut plus me voir, il me tuera sinon... Alors je lui écris une lettre, je mets sur papier tout ce que je ressens, toutes mes joies et à présent, ma peine, mon chagrin. Quand j’ai fini, je sors comme un zombie, il faut que je lui donne même s’il me tue après, alors je prends le chemin de chez lui. Tout le long du trajet, je prends des décisions, je me décide sur ce que je vais faire de ma vie sans lui, mais plus grand-chose me vient à l’esprit…
Arrivé en face de chez lui, je suis paralysé, je n’ose plus avancer. L’atmosphère est tellement hostile, je sais que ses gars m’ont vu et qu’ils sont déjà tous prêts à m’intercepter si je fais un pas de plus. Me hait-il donc à ce point ? Moi qui n’ai fait que l’aimer… Je m’assois sur le trottoir, tout mon courage s’est envolé, toute ma force s’est dissipée… Puis un bruit en face me fait lever la tête, mais mon espoir n’est que de courte durée, c’est sa sœur qui sort et qui vient vers moi. Je me lève et quand elle arrive à ma hauteur, elle me gifle. « pas toi aussi… » c’est tout ce que je trouve à dire, elle ne croit pas en moi non plus et je sais donc que j’ai perdu une amie.  Alors je lui tend la lettre, je lui dit qu’elle peut la faire expertiser, analyser, tout ce qu’elle voudra, mais que seul son frère devra la lire. Je la supplie même de la lui remettre, j’ai besoin qu’il la lise.
Et je tourne les talons, prêt à partir, à retourner d’où je viens. Mais avant je lui murmure : «  je l’aime plus que tout, je ne lui a jamais fait de mal et ne l’ai jamais voulu. Mais ma parole et mon amour n’ont pas été suffisant.. » et sans attendre une réponse de sa part, je retourne chez moi.
Je ne sais pas si elle lui donnera, je ne sais pas s’il la lira, mais peu importe, plus rien n’a d’importance à mes yeux, j’ai tout perdu… L’homme de ma vie, mon amie, il ne me reste que mon deux pièces miteux.

Une fois la porte fermée, je me dirige d’un pas décidé vers mon tas d’affaire non rangées. Je veux plus vivre sans lui, je peux plus. En fouillant mes affaires, je tombe sur les portraits que j’avais fait de lui, et incapable de me retenir, je fonds en larmes.
La vue brouillée par les larmes, je trouve enfin ce que je cherchais : la corde d’escalade qui me sert à barricader ma porte qui ferme pas à clef. L’avantage de vivre sous les toits, c’est d’avoir les poutres apparentes. Je lance ma corde par-dessus et l’attache solidement, puis fais un nœud coulant. Oui, je vais mettre fin à la vie de ce corps dont le cœur est déjà mort. Je place mon vieux tabouret en dessous, s’il supporte mon poids debout ça sera un miracle, mais le mieux serait qu’il lâche. Je monte dessus et manque de tomber, il est bancale en plus… Je place la corde autour de mon cou et pense une dernière fois à l’homme que j’aime, à l’homme qui a détruit mon cœur en n’ayant pas confiance en moi. Et l’assise du tabouret lâche. Je ne suis pas spécialement lourd, mais mon cou se rompt immédiatement, je n’ai même pas le temps de souffrir, de suffoquer, non, tout se fini très vite.

Je ne sais pas combien de temps je suis resté là à regarder mon corps se balancer au bout de cette corde, le temps n’est plus le même quand on est mort. Mais d’un coup, ma porte vole en éclat et je le vois entrer, paniqué. Il est si beau. Son regard se pose son mon corps, et je vois les larmes couler le long de ses joues. Impuissant, je le voit se précipiter vers cette enveloppe vide et tout faire pour la décrocher. Il me tapote la joue, me parle, mais je ne comprends rien à ce qu’il dit. Je le vois pleurer et sa sœur le prend contre elle pour le consoler. Pourquoi est-il venu ? M’aimait-il vraiment finalement ? Je l’entends hurler sa peine et ses larmes redoublent quand il sert mon corps contre lui. De sa poche, je vois un bout de papier froissé tomber au sol. Je m’en approche pour le regarder et là, je reconnais ma lettre. Il l’a lue, il l’a chiffonnée mais il l’a lue.

« Je suis tombé amoureux de cet homme dans le parc, un vrai coup de foudre sans  savoir que cet homme allait devenir mon professeur. Je t’aimais toi, à cet instant précis sans rien savoir de toi, en ignorant tout de toi, de ta vie, de tes activités. Je n’étais rien ni personne, mais tu m’as offerts ton sourire, tu as illuminé ma vie et réchauffé mon cœur.
En apprenant qu’on se verrait tous les jours je me suis mis en tête de m’approcher de toi, je voulais qu’on soit au moins ami, à défaut de garder mes sentiments pour moi. Ta sœur est vite devenue mon amie et c’est grâce à elle que je n’ai pas abandonné l’espoir de te plaire, elle m’a aidé et m’a soutenue jusqu’au jour où tu m’as embrassé. J’étais heureux, ma vie avait enfin un but, te rendre heureux et te voir sourire, mais tout a pris fin brutalement…

C’est ton ami, ton homme de confiance, mon petit cœur et moi on ne faisait décidément pas le poids… Mais je voulais te dire (t’écrire) que je t’aime, que jamais je n’avais fait partie de tes ennemis,  que l’idée ne m’étais même jamais venue, tout ce que je voulais, c’était te voit heureux. Mais maintenant j’ai compris, ton bonheur c’est pas avec moi que tu l’auras. Et même si ça me tue de l’admettre, je partirai de ta vie pour que tu puisses le trouver.

Sache juste que, où que je sois, je veillerais toujours sur ton sourire.

Je t’aime,
Riley »





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MessageSujet: Re: Les histoires de Lev' (coeur d'artichaut s'abstenir)   Mer 25 Juin - 1:14




Une enveloppe vide...
J’comprend pas… Toi, moi.. Comment on en est arrivé là ? J’ai beau me repasser l’histoire en boucle, être un des gars les plus intelligent de cette foutu planète, je comprends toujours pas. Dix ans de couple, dix ans d’amour, de joie, de bonheur, tout balayé en quelques secondes… On allait bientôt fêter nos onze ans, j’avais tout préparé pour que ce soit parfait, tout fait pour voir ce sourire que j’aime tant et toi tu… J’ai encore du mal à penser ces mots, alors les dire ou les écrire…

Elle t’a fait du mal, ça je le sais, je le vois, mais toi tu parles de viol, elle de consentement… J’ai toujours eu confiance en toi en plus que quiconque d’autre mais là, pour la première fois depuis dix ans, j’ai douté de toi et ça me tue de devoir le dire… Si elle t’avait effectivement… Alors pourquoi vouloir être son ami ? C’est anormal, malsain, on ne reste pas en lien avec une personne qui vous v… j’y arrive toujours pas… J’ai tenté de te faire entendre raison, mais tu es buté et têtu, tu as refusé de m’écouter, me traitant même de jaloux… Mais ouvre les yeux bordel !! Cette fille, je veux la tuer, la faire disparaitre de la surface de la terre, me servir de mes relations pour effacer complètement son existence, j’en ai les moyens et tu le sais. Mais tu t’es attaché à cette… Et si j’agi tu seras triste et je pourrai pas me le pardonner.

Cette situation nous étouffait, nous brisait. C’était elle ou moi, et c’est vers elle que tu es allé. J’avais tout abandonné pour toi, mon père, ma mère, ma petite sœur… Mais là c’était toi qui t’éloignais, qui m’abandonnais, alors je suis parti. Un soir alors que tu n’étais pas là, me doutant où tu pouvais bien être, j’ai fait mes valises et je suis parti. Je te laisse tout, l’appart, l’argent, les photos, les souvenirs, notre amour… Moi il me reste un cœur en miettes et des larmes que je refuse de laisser couler. Je ne t’ai laissé aucun indice sur là où je pouvais aller, de toute façon tu ne t’es jamais intéressé pour savoir si j’avais des connaissances ici et maintenant que je pense à tout ça, j’en viens à me demander si je n’étais pas le seul à être réellement amoureux dans notre couple… J’avais repris contact avec ma cousine, et avant de partir je lui avais envoyé un message lui expliquant brièvement la situation, lui expliquant qu’il ne faudra pas m’en vouloir si une nouvelle fois je ne donnais plus signe de vie.

C’est le regard vide et le cœur brisé et gelé que je me rendais chez mon meilleur ami. Quand on se trouva face à face, il comprit que ça n’allait pas sans que j’ai eu besoin de lui en parler. Mais contre toute attente, il ne m’invita pas à boire un verre pour m’aider à oublier, mais me serra dans ses bras, sans un mot. C’en fut trop et je laissais enfin libre court à mes larmes, j’avais tellement mal, je gérais plus rien, moi qui était pourtant passé maitre dans la gestion de mes émotions. Je sais pas combien de temps on passa comme ça, ça me faisait du bien d’être consolé, mais ça me brisait encore plus de savoir que tout ça était bien réel. N’ayant nulle part où aller, il m’invita à rester chez lui et j’acceptais, mais ce n’était que le début de mon enfer personnel.

Je dormais plus, je mangeais plus, je vivais plus… Ma vie s’était arrêtée au moment où toi et moi ce fut terminé. Le plus ironique dans tout ça, c’est que c’était moi qui avais mis fin à notre histoire et que je ne m’en remettais toujours pas. Je n’arrêtais pas de me demander si tu étais inquiet, si tu étais déjà avec elle, si elle avait pris ma place dans notre appartement, dans notre lit, je me demandais si tu m’avais cherché, si tu étais triste, toutes ces questions me tuaient à petit feu et rien ne me rendait sourire et joie de vivre. « P'tite neige, tu devrais aller le voir » qu’il m’avait dit, mais j’en étais incapable… Le simple fait de t’imaginer avec elle faisait me faisait suffoquer, s’arrêter mon cœur, combien de fois je n’avais pas été réveillé en pleine nuit parce que j’étais en pleine crise d’angoisse… Tu me manquais tellement que j’en étais devenu malade, moi qui n’avais jamais rien eu de toute ma vie…

Un jour pourtant, je me décidais à retourner à notre appart, et à ce moment précis je su ce qu’il me restait à faire. J’appris que tu avais déménagé, alors tu avais vraiment fait un trait sur nous ? Tu m’avais vraiment balayé de ta vie ? Cette pensée fit grossir la boule que j’avais dans la gorge au point qu’elle m’empêche de respirer et comme un lâche, je pris une nouvelle fois la fuite. Il fallait que je parte loin, que je m’en aille, que je rentre même chez moi, là-bas le froid de la Sibérie, je voulais oublier, disparaitre, mourir… Mais peu importe où j’allais, cette ville me poursuivait de nos souvenirs heureux.
Sans savoir comment, je me retrouvais au parc, là où on avait passé tant de temps tous les deux. Peu importe l’endroit où je posais les yeux, je nous voyais, souriants, heureux, j’étais devenu le spectateur de notre passé commun.

Epuisé par tout ça, je sorti le flingue que j’avais piqué chez mon pote, j’espérais juste qu’il ne m’en voudrait pas trop de l’avoir utilisé pour ça… Quoi qu’après tout, il pouvait bien venir maudire mon cadavre, plus rien n’avait d’importance pour moi, sans toi… Je commençais par le coller contre ma tempe, mais décidais que ce n’était pas mon cerveau qui avait besoin d’être détruit, mais mon cœur qui était déjà en miettes. Avec une précision ridicule vu la scène, je pointais le canon de l’arme sur ma poitrine, au niveau exact de mon cœur, et les yeux brouillés par des larmes de douleur et de tristesse, j’appuyais sur la détente. Je senti très nettement la balle le traverser, mon sang et ma vie s’écouler loin de moi, et je tombais sur le sol.

Non loin devant moi, je pu voir une scène que j’avais rêvé des centaines de fois, celle où j’osais enfin te demandé de m’épouser, et où me disais oui en me sautant au cou.

Puis ma vue s’assombrit, et ce fut le noir, le froid… la mort venait de m’entrainer avec elle ne laissant derrière elle qu’une enveloppe vide au cœur détruit.




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MessageSujet: Re: Les histoires de Lev' (coeur d'artichaut s'abstenir)   Mer 3 Déc - 20:12

Les adieux à la scène, à la vie...
Twincest's end






© A-Lice
Ce jour-là tout bascula. Notre petite vie si bien ordonnée pour nous, vola en éclat. J’ai pas compris comme c’est arrivé, j’ai pas compris pourquoi, tout ce que je sais, c’est que je n’ai jamais autant souffert de toute ma vie. On était juste tous les deux, dans notre chambre, assis sur notre lit. J’étais blotti contre toi comme à mon habitude, et comme à la tienne, tu m’avais fait voir des étoiles. On était bien là, à se dire à quel point on s’aimait, qu’on se quitterait jamais. Puis tu es tombé. J’ai cru à une mauvaise blague, c’était pas la première fois que tu me faisais ce genre de mauvaise blague. Mais cette fois, tu t’es pas relevé et riant que je m’étais fait avoir, non tu es resté comme ça et j’ai paniqué. J’ai appelé notre agent en urgence, j’avais beau te secouer, crier, pleurer, tu restais immobile, les yeux ouverts sur le plafond de notre chambre.

La suite est floue, je me souviens pas trop. Je me rappel de notre agent qui me secoue, je me rappelle avoir vu des hommes t’emporter sur un brancard et là je me souviens m’être jeté sur eux. Non, ils n’avaient pas le droit de t’emporter, ils pouvaient pas nous séparer ! Je me souviens que notre agent m’a dit que c’était trop tard, que c’était fini, et à ce moment-là, j’ai perdu toute volonté. Mes forces ont disparues et mes jambes ont cédées sous mon poids, je suis resté stoïque, à genoux sur notre moquette en les regardant t’emporter loin de moi. Je me souviens avoir entendu des voix lointaines, mais je m’en foutais. Je voulais pas croire que c’était fini... Pourquoi toi ? Pourquoi maintenant ? Tu m’avais promis qu’on se quitterait pas, t’as menti ! t’avais pas le droit de me laisser seul, je fais quoi sans toi moi hein ?! Je suis plus rien…

J’ai toujours pas bougé de là où j’suis tombé, j’ai pas la force, pas l’envie. J’me sens vide sans toi, on m’a arraché une partie de moi de la plus horrible de façon et ça fait tellement mal… Je veux que ça s’arrête, je veux te retrouver… T’avais pas le droit de partir sans moi, comment je vais faire pour savoir où t’es hein ? T’y as pensé ?
Je me suis levé difficilement, me jambes tremblaient et j’ai eu du mal à avancer jusqu’à notre bureau. On en avait fait des choses dessus… Nos plus belles chansons, no meilleurs rôles… notre histoire à nous… Les larmes se mettaient enfin à couler. Peu importe là où je regardais, je te voyais, souriant, riant, amoureux… Je voulais tellement te retrouver, la distance était déjà insupportable, j’avais l’impression de suffoquer, l’impression qu’on m’étranglait volontairement, qu’on voulait me tuer à mon tour… Mais je voulais juste te rejoindre alors si on me tuait, il fallait aller vite.

Je fouille dans le bureau, je n’arrive pas à remettre la main sur ce que je cherche. Je retourne tout, j’envoie tout par terre quand ça ne me plait pas et enfin, je le retrouve. Parce que j’étais maladroit, t’avais refusé que je m’en serve de ce cutter, t’avais été jusqu’à le cacher pour être certain que je remette pas la main dessus… Je souris rien qu’à y penser, mais il ne dure pas. La lame est courte, je crois que tu l’as jamais changée. Je suis pas certain de comment on doit faire, jusqu’à aujourd’hui ça m’avait jamais intéressé. Je pose la lame sur mon poignet, je sais pas où je dois couper, j’ai peur que la lame soit trop petite… Je me dirige vers la penderie, je sais ce qui sera assez grand. Je marche sur les bouts de verre d’un cadre que j’ai dû faire tomber du bureau, mais ça me fait rien, je m’en fous.
J’ouvre la penderie, elle est là, elle t’attend sagement. Elle sait pas que tu reviendras pas, que plus jamais tu te servira d’elle… Je prends ta faux et je la serre contre moi, t’y tenais tellement à celle-là… Je regarde la lame, elle, je suis certain qu’elle sera assez grande. Par contre c’est difficile à manier, je sais pas comme tu faisais… J’espère que tu me pardonneras pour ça, mais je peux pas la bouger facilement avec ce manche. J’arrive à virer la lame du manche, je sais pas comment elle a fait pour pas se détacher toute seule jusque-là… Mais là, je peux la placer plus facilement contre ma gorge. Puis je sens un truc sur mon bras, je sursaute et je me retourne, t’es là, assis sur le lit et tu me souris. Je voudrais me précipiter dans tes bras, mais j’ai à peine fait un pas que tu disparais comme un mirage… Les larmes se remettent à couler et je te supplie de revenir, de pas le laisser seul, mais tu reviens pas… Je replace la lame sous ma gorge et je regarde le lit, notre lit. Dire qu’il y a encore quelques heures, tu faisais de moi le plus heureux des hommes… D’un geste sec, je tire sur la lame. Ma peau s’entaille puis se tranche, le sang commence à couler pour ne plus s’arrêter. Je ne mets pas longtemps à m’effondrer, ma vision se trouble de plus en plus, mais je pourrais jurer que tu me serres dans tes bras… Tu es venu me chercher, je suis si heureux.





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